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21/01/2004
Le tabac (http://www.crioc.be)
Un jeune sur quatre a déjà essayé de fumer des cigarettes:
- Un sur 10 à 11-12 ans
- Un sur 4 à 15-16 ans
- Un sur 3 à 17-18 ans.
La première cigarette provenait, pour les 11-12 ans d'un membre de la
famille ou des copains, plus rarement des parents ou payées par l'argent
de poche. A 15-16 ans, les cigarettes viennent des copains ou de la
fratrie. A 17-18 ans, elles viennent de la fratrie, des copains ou sont
payées par l'argent de poche. Dans l'enseignement secondaire, 7 jeunes
sur 10 déclarent qu'on fume dans leur école.
La dépendance, conséquence de la consommation chez les jeunes
L'apprentissage de la consommation est un processus complexe qui s
'organise autour de différentes étapes:
- Préparation: information passive dès la naissance
- Initiation: à partir de 8 ans parfois, l'enfant va tester
l'interdit.
- Consommation occasionnelle: à l'adolescence, le jeune devient
fumeur occasionnel et le taux de consommation augmente sensiblement,
d'autant plus si les milieux fréquentés (école, copains, famille)
l'y autorisent. Les effets sur la santé sont relativisés.
- Consommation régulière: dès 16 ans, la dépendance à la
nicotine conduit à la consommation régulière de tabac.
A 11 ans, un jeune sur dix a déjà consommé de l'alcool ou de tabac.
Ce qui au départ, n'est qu'un essai, se transforme au fil du temps en
consommation régulière: la quantité consommée augmente, la fréquence
aussi. Pour l'alcool, la variété des produits augmente. La consommation
précoce d'alcool ou de tabac, souvent encouragée et rarement découragée,
conduit rapidement à l 'instauration de dépendances.
Conclusions
Les politiques de prévention doivent viser autant les enfants et les
jeunes que leurs parents. Consommateurs, producteurs et distributeurs
doivent être conscientisés à l'importance du "contrôle social" sur la
vente et la consommation de ces produits. A terme, l'augmentation de la
dépendance aux assuétudes va entraîner des coûts de santé élevés. D'où
la nécessité de lutter contre les assuétudes des enfants et des jeunes.
Consulter
l'étude complète (fichier pps - 532KB)
Informations:
Marc Vandercammen, directeur du CRIOC: 02/547.06.51
Contacts presse: Antoinette Brouyaux, 02/547.06.04
CRIOC,
rue des Chevaliers 18,
1050 Bruxelles
E-mail: Info@crioc.be
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Communiqué de presse EURO/08/02
Document d’information 02/2002
Copenhague et Bruxelles, 15 avril 2002
EXTRAITS ...
(http://www.euro.who.int/eprise/main/WHO/MediaCentre/PR/2002/20020415_1)
[Snip] ...
On estime que près de 40% de la morbidité mondiale imputable à des facteurs
environnementaux touche des enfants de moins de 5 ans. En tant qu’organismes
en développement, les enfants sont particulièrement vulnérables à l’impact de la
pollution liée à l’environnement. C’est le cas pour diverses raisons :
- une exposition précoce a des conséquences à long terme ;
- les enfants sont extrêmement sensibles à certaines substances chimiques
et sont exposés à des substances dans leur environnement immédiat (sol et
jouets, par exemple), en particulier du fait de leur pratique consistant à
saisir des objets et à les porter à leur bouche ;
- par rapport à leur poids corporel, les enfants respirent, boivent et
mangent plus que les adultes, et absorbent par conséquent davantage de
substances potentiellement toxiques.
En outre, les enfants ne choisissent pas les facteurs auxquels ils sont
exposés. Ils sont probablement, de ce fait, les « indicateurs » les plus
sensibles de l’incidence de l’environnement sur la santé des populations.
...[Snip]
Principaux risques pour les enfants liés à l’environnement
Asthme
Au cours des dernières décennies, l’asthme et les allergies sont devenues de
plus en plus fréquentes dans la Région européenne de l’OMS ; en certains
endroits, près d’un enfant sur trois souffre de symptômes asthmatiques. En
Europe occidentale, le taux de prévalence est plus de dix fois supérieur à celui
relevé en Europe orientale. En 1995/1996, dans le cadre de l’étude
internationale de l’asthme et des allergies infantiles, on a noté chez les
enfants de 13–14 ans une prévalence annuelle de symptômes autonotifiés d’asthme
allant de 32,2% au Royaume-Uni à 2,6% en Albanie. On peut donc penser qu’un mode
de vie dit occidental est lié à des facteurs déterminant l’apparition de
maladies allergiques chez l’enfant.
La fumée de tabac ambiante et la pollution de l’air
sont les principaux facteurs de troubles respiratoires, en particulier au début
de la vie, et risquent d’aggraver l’asthme. Une étude de l’OMS sur la
pollution de l’air dans huit grandes villes italiennes, publiée en juin 2000,
fait état de 30 000 crises d’asthme par an chez les enfants de moins de 15 ans.
Les enfants qui vivent à proximité de routes à forte circulation risquent deux
fois plus de souffrir de problèmes respiratoires que ceux qui vivent à proximité
de rues moins fréquentées. Également exposés à d’importants niveaux sonores, ces
enfants présentent des troubles de l’apprentissage de la lecture, de l’attention
et de l’aptitude à résoudre les problèmes. En outre, la fumée de tabac
ambiante et le tabagisme maternel pendant la grossesse accroissent le risque de
faible poids de l’enfant à la naissance, de mort subite du nourrisson,
d’infections respiratoires, de troubles de l’oreille moyenne et d’altération de
la fonction pulmonaire.
Traumatismes
Les traumatismes tuent 3 à 4 enfants sur 10 âgés de 1 à 14 ans qui meurent dans
la Région européenne, mais la mortalité imputable à cette cause varie
considérablement entre les parties orientale et occidentale de l’Europe. Dominée
par les noyades, les empoisonnements, les incendies et les chutes, la mortalité
est particulièrement élevée dans les nouveaux États indépendants : parfois plus
de huit fois les taux observés en Europe occidentale.
Les accidents de la circulation sont l’une des
principales causes de traumatisme dans l’Europe du nord-ouest : un décès sur
trois liés à des accidents de la circulation concerne un individu âgé de moins
de 25 ans. Chaque année, quelque 9000 enfants et jeunes de moins de 19 ans
meurent dans des accidents de la circulation et 35 5000 sont blessés. Ces
chiffres représentent environ 10% des décès et 15% des traumatismes dus aux
accidents de la circulation. Ces traumatismes entraînent parfois une invalidité
permanente.
Troubles du développement neurologique
Très tôt dans la vie, le système nerveux en développement est particulièrement
vulnérable aux dommages causés par l’exposition à certains contaminants tels que
le plomb, le méthylmercure et les diphényles polychlorés. D’après des
estimations faites en 1986 par l’Environmental Protection Agency des États-Unis,
un enfant peut absorber jusqu’à 50% du plomb présent dans les aliments, tandis
qu’un adulte n’en absorbe qu’environ 10%. L’exposition à ces substances a été
liée à des altérations du développement prenant la forme de troubles physiques,
cognitifs, sensoriels et phoniques, notamment des troubles de l’apprentissage et
un retard mental. La prévalence atteint parfois 10% dans certaines populations.
Lorsqu’ils interviennent tôt dans la vie, ces troubles du développement peuvent
avoir des séquelles permanentes et compromettre définitivement la qualité de vie
et les chances de réussite d’un individu.
Cancer
Les cancers infantiles sont rares et peuvent avoir des conséquences fatales :
dans les pays européens, on estime qu’un enfant sur 500 fait l’objet d’un
diagnostic de cancer avant l’âge de 15 ans. Bien que le rôle de l’exposition à
l’environnement dans les cancers infantiles soit limité, les enfants sont
plus enclins à des événements biologiques potentiellement liés au développement
d’un cancer (carcinogenèse à stades multiples), l’exposition à des substances
cancérogènes pendant l’enfance pouvant entraîner un cancer à un stade ultérieur
de la vie, comme c’est le cas avec l’exposition excessive aux rayonnements
ultraviolets, qui provoquent l’apparition de mélanomes.
Maladies d’origine alimentaire et hydrique
Les enfants de moins de 10 ans sont extrêmement vulnérables aux maladies
d’origine alimentaire et hydrique. Une exposition à des résidus de pesticides et
de substances chimiques potentiellement présents dans l’environnement, les
aliments et l’eau peut avoir pour conséquences des troubles immunologiques, des
perturbations du système endrocinien, des troubles neurotoxiques et des cancers.
Les données du système de surveillance de l’OMS montrent
que, dans la Région européenne de l’OMS, 36% des maladies d’origine alimentaire
et hydrique sont contractées dans les foyers privés, tandis que les jardins
d’enfants et les cantines scolaires représentent environ 6%. Dans certains pays
d’Europe orientale, ce dernier chiffre est bien plus élevé, atteignant 74,2%
entre 1994 et 1998.
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